­

Vos questions

Quelles sont vos relations avec les autres communautés chrétiennes ?

Avez-vous un Credo ?

Comment vous situez-vous par rapport à la réincarnation ?

Comment vous situez-vous par rapport à l’anthroposophie ?

Que sous-entend le terme « communauté » ?

La Communauté des chrétiens est-elle liée à d’autres églises ou mouvements ?

Le baptême de la Communauté des chrétiens est-il reconnu par d’autres églises ? Et le contraire ?

Quelle est l'organisation juridique et économique ?

Il y a-t-il un chef spirituel ?

 


Quelles sont vos relations avec les autres communautés chrétiennes ?

La Communauté des chrétiens est indépendante des grandes Églises chrétiennes traditionnelles. Celles-ci la considèrent actuellement avec un regard qui peut aller du rejet jusqu’à la bienveillance. En différents lieux, notamment à Strasbourg, un travail de dialogue s’est établi avec des Églises protestantes.
Si elle veut rester libre sur le plan institutionnel, la Communauté des chrétiens n’en est pas moins pleinement inscrite dans le courant du Christianisme. Du point de vue spirituel, l’Église est un organisme vivant auquel appartiennent tous ceux qui ont un lien avec le Christ, qu’ils vivent ce lien seul ou en communauté. De ce point de vue, l’œcuménisme est déjà une réalité.

 


Avez-vous un Credo ?

La Communauté des chrétiens a un Credo présentant les vérités fondamentales du christianisme. Ce Credo reprend sous une nouvelle forme les contenus principaux du Credo traditionnel (Symbole des Apôtres et Credo de Nicée). Ces propositions sont offertes à une méditation individuelle. Il n’est pas question de « devoir croire » en quoi que ce soit pour devenir membre de la Communauté des chrétiens. Une foi actuelle ne peut consister en un ensemble de croyances aveugles. La foi, force de confiance, est le fruit d’une expérience personnelle de la réalité de l’Esprit. Elle devient force vitale qui fait croître l’être en relation avec le monde divin.

 


Comment vous situez-vous par rapport à la réincarnation ?

De plus en plus de personnes ont le pressentiment ou la conviction d’avoir déjà vécu une vie comme être humain sur la terre. Dans les Églises traditionnelles, ceci est considéré comme hérétique, non-biblique, non-chrétien. Ce n’est pas le cas dans la Communauté des chrétiens. Lorsqu’on élargit la vision chrétienne du monde grâce à des connaissances d’ordre suprasensible telles qu’elles sont élaborées par exemple par l’anthroposophie, il en résulte une nouvelle perspective, également pour le christianisme. Le fait unique de l’acte d’incarnation et de rédemption du Christ Jésus rencontre la destinée humaine au cours de différentes vies terrestres. Celles-ci reçoivent leur sens et leur but à la lumière d’une incorporation progressive des forces de Résurrection dans l’humanité. Chaque vie peut être reçue comme une grâce, une nouvelle possibilité sur ce chemin. Cela dit, rappelons qu’il n’est pas demandé aux membres de la Communauté des chrétiens d’adhérer aveuglément à des idées -des dogmes. Chacun avance en toute liberté de pensée dans sa recherche personnelle concernant le sens de la vie humaine et du monde.

 


Comment vous situez-vous par rapport à l’anthroposophie ?

La Communauté des chrétiens a été fondée en 1922 sous l'impulsion de plusieurs théologiens (à l'époque majoritairement protestants) en tant que mouvement pour un renouveau religieux autonome et indépendant - aussi de la société anthroposophique. Rudolf Steiner a participé à la fondation du culte, mais en tant que ‘personne privée’ (donc en dehors du mouvement anthroposophique), comme il l’a souligné lui-même :

C'est un mouvement qui a été fondé indépendamment de moi-même, indépendamment de la société anthroposophique, uniquement sur la base de mes conseils […].  Ce mouvement, né de lui-même, a reçu des conseils de ma part parce que quand quelqu'un sollicite des conseils légitimes – quel que soit le domaine –, c’est un devoir humain, lorsqu’on en a les capacités, que de les prodiguer, et de les prodiguer pleinement.
(Rapport de l’homme au monde des étoiles. Communion spirituelle de l’humanité. GA 219. 11e conférence, Dornach 30 décembre 1922. Editions anthroposophiques romandes)

La Communauté des chrétiens fait donc partie du mouvement anthroposophique du point de vue d'un courant de pensée. Chaque confession chrétienne a ses facultés de théologie : dans la Communauté des chrétiens, l’anthroposophie élargit et éclaire la théologie et l’exégèse classiques. Sur le plan de l’organisation cependant, la Communauté des chrétiens et de la Société anthroposophique sont totalement indépendantes. Il serait donc inexact de parler de la Communauté des chrétiens comme de « l’Église des anthroposophes ». Car la majorité des membres de la Société anthroposophique ne la fréquente pas. Inversement, participer aux activités de la Communauté des chrétiens n’implique pas que l’on se reconnaisse comme anthroposophe. Mais l’un n’exclut pas l’autre non plus. Bref, chacun prend position personnellement, sachant que les deux mouvements ont leurs tâches respectives, l’un dans le domaine de la connaissance spirituelle, l’autre dans la pratique d’une vie religieuse chrétienne.

Pour approfondir : Peter Selg, L’acte de consécration de l’homme, Rudolf Steiner et le mouvement pour un renouveau religieux, Editions IONA

 


Que sous-entend le terme « communauté » ?

Le mot "communauté" pourrait induire en erreur. Les membres de la Communauté des chrétiens ne vivent pas ensemble ; ce qui les réunit, c'est simplement le fait de fréquenter, chacun à son rythme, les sacrements et les activités proposés, tout en ayant par ailleurs chacun sa vie privée. Le but de ce mouvement n'est donc pas de former des groupes fusionnels. Il se crée tout naturellement des réseaux de solidarité entre les membres, dont certains s'engagent à porter avec le/les prêtre(s), l'organisation des activités de chaque communauté locale. Mais la démarche de ce mouvement est plutôt d'offrir à chaque individu de puiser à la source d'une force spirituelle qui puisse rayonner dans la vie personnelle, les tâches familiales et professionnelles, ceci, au service du monde.

 


La Communauté des chrétiens est-elle liée à d’autres églises ou mouvements ?

Non. La Communauté des chrétiens est un mouvement chrétien totalement indépendant. Elle a été fondée en tant que nouvelle impulsion au sein du christianisme. Les fondateurs étaient pour certains d’abord des pasteurs – notamment dans l'église luthérienne allemande – et, pour d'autres, des étudiants en théologie. L'approche unique de la vie religieuse et des sacrements à la Communauté des chrétiennes a été rendue possible grâce à l'aide et aux conseils de Rudolf Steiner. L'ordination sacerdotale initiale a été reçue par Friedrich Rittelmeyer qui a ensuite permis à d'autres (hommes et femmes) d'être ordonnés prêtres de la Communauté des chrétiens.

 


Le baptême de la Communauté des chrétiens est-il reconnu par d’autres églises ? Et le contraire ?

Non, le baptême n’est officiellement reconnu par aucune autre église, même s’il y a des exceptions, certains prêtres ou pasteurs ayant une attitude plus ouverte. Par contre, la Communauté des chrétiens reconnaît le baptême des autres églises.

 


Quelle est l’organisation juridique et économique ?

Sur le plan mondial, la Communauté des chrétiens est juridiquement régie en tant que fondation soumise au droit néerlandais. Elle est composée de 18 régions (une région englobe plusieurs pays) qui fonctionnent comme des entités indépendantes. Dans chacun des 32 pays existent des communautés locales et indépendantes, dans le sens où elles sont responsables de leur fonctionnement administratif et financier.

En France, toutes les communautés ont un statut d’association cultuelle. Le financement est porté par des dons et contributions libres et par des legs de membres et d’amis.

Pour en savoir plus : voir section Organisation juridique et économique

 


Il y a-t-il un chef spirituel ?

Non. Contrairement à la plupart des autres Églises, il n’y a ni ‘pape’ ni ‘patriarche’ ni ‘supérieur’ nanti d’une autorité spirituelle. La structure existant sur le plan régional / international sert essentiellement des besoins de coordination, d’organisation et de concertation (voir section Organisation juridique et économique).

Il n’y a pas de doctrine ou de préceptes auxquels il faut se soumettre, et chacun porte sa propre responsabilité consciente dans sa pensée et dans ses actes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

­