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L'Acte de Consécration de l'Homme

L’Acte de consécration de l’homme constitue le point central de la vie sacramentelle.

La participation aux cultes et autres activités est ouverte à tout public sans condition préalable. Les visiteurs sont toujours les bienvenus. Faire l'expérience personnelle de l'Acte de consécration de l'homme dépasse toute description.

La Communauté des chrétiens célèbre la messe ou sacrement de l'Eucharistie sous une forme renouvelée appelée « l'Acte de consécration de l'homme ». Cette forme est très simple, intériorisée, et en appelle, non à l’expression extérieure des participants, mais avant tout à une grande activité intérieure, méditative.

Cet Acte de consécration se déroule en quatre étapes, chacune d'elle révélant sous une forme visible l'archétype spirituel du culte chrétien :

  1. la lecture de l'Évangile (la « Bonne Nouvelle » du Royaume des cieux),
  2. l'Offertoire,
  3. la Transsubstantiation,
  4. la Communion.

La première parole de l'Acte de consécration de l'homme, après l'introduction, est une prière adressée au Christ pour lui demander que notre cœur se remplisse de Sa vie, de sa vie pure. Pure n'est pas là pour dire une belle parole, une évidence. Cette pureté est bien celle du sang de l'"Agneau immolé", du sang qui purifie les âmes qui s'offrent en sacrifice (Jn 1/29 ; Apoc. 5/9 ; 7/14). La pureté de Dieu qui, après avoir vécu la mort, la Résurrection et l'Ascension, la dispense à la Pentecôte dans les cœurs de ses disciples. Ainsi avec chaque Acte de consécration nous nous trouvons dans la situation de la Pentecôte : le Christ envoie du sein du Père, si notre prière est entendue, sa vie pure qui, par Sa grâce, peut nous purifier et devenir le remède dont notre âme a tant besoin. Alors cette vie, ce don, devient le sacrement. Ce mot résonne finalement dans la dernière phrase de la quatrième partie. Ainsi dès le début nous sommes placés dans la lumière de Pentecôte, et la fin vient nous exprimer en un seul mot ce qu'est cette vie pure, ce remède : le Sacrement.

Extrait d'un article de Rose Klockenbring paru dans «  Perspectives chrétiennes - Pâques 1998 » P.14

Le culte - la messe renouvelée - est un chemin qui mène vers le vécu de la présence du Christ en nous, grâce auquel se révèle notre humanité profonde. Christ est lui-même devenu homme afin que les hommes qui regardent vers lui et qui veulent le suivre retrouvent la mémoire de leur origine divine et le sens de leur vie sur terre, dont l'horizon ultime ne peut être que spirituel.

Les neuf temps de fête de l'année liturgique (l'Avent, Noël, l'Epiphanie, le temps de la Passion, Pâques, l'Ascension, la Pentecôte, la Saint-Jean et la Saint-Michel) permettent à l'âme de se relier au Christ de manière vivante et rythmée. Le changement des couleurs liturgiques et des épîtres lues à l'autel favorisent l'intériorisation religieuse des fêtes et des saisons.

Le culte chrétien et les sacrements sont pratiqués dans la Communauté des chrétiens sous une forme renouvelée et adaptée à l'évolution de la conscience humaine. Le culte et les sacrements devront être, à l'avenir, plus que des moments d'élévation, d'adoration ou de caté­chèse ; ils doivent devenir pour nous une source d'expériences suscep­tibles de nous rapprocher de la réalité du monde spirituel. Il fut un temps où ce rapprochement se faisait plus inconsciemment, par la simple piété des fidèles ; de nos jours, où la piété et la foi ne sont plus des données courantes, l'accès au culte et aux pratiques religieuses doit être reconquis ; la vie religieuse, dans sa totalité et dans chacun de ses détails, doit être perméable non seulement à la piété, mais à la connaissance approfondie, à la pensée. Le renouveau du christianisme offre cette possibilité, à présent. Dans le domaine de l'expérience reli­gieuse – en particulier dans le culte et les sacrements –, une nouvelle approche du monde spirituel et de ses habitants est possible.

Qu'est-ce qu'un culte ? Un culte véritable, un service divin doit être l'image, la manifestation de réalités spirituelles, d'événements spirituels. Ce ne sont pas les apparences terrestres – par exemple l'autel, les cierges allumés, les vêtements du prêtre - qui sont agissantes ; et les mots, les sons audibles n'accomplissent rien par eux-mêmes. À travers les apparences et les paroles d'un culte, une réalité spirituelle divine doit se manifester ; le culte lui-même doit être le reflet de la réalité divine agissante.

Extrait du livre « L'homme et les anges » de Hans-Werner Schroeder - Editions Iona

Pour approfondir :

 

 

 

 

 

 

 

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