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La perception du Christ

Marie Françoise Cuvillier - Article paru dans Perspectives chrétiennes - Printemps 2001

Le début des Actes des apôtres, qui raconte l'événement de l’Ascension, nous laisse sur une question profonde. En effet, le message qui est donné aux disciples après la disparition du Ressuscité dans la nuée est : "qu'il reviendra comme il est parti." Il nous faut donc comprendre qu'il réapparaîtra dans la nuée. Qu'est-ce que la nuée, si ce n'est le monde de l'eau en suspension dans la biosphère, le monde de la vie et des éthers que nous appelons aussi le monde éthérique ?

Ici et là, nous avons peut-être déjà entendu dire que cette apparition du Christ dans le monde éthérique est pour aujourd'hui ; que certaines âmes prêtes pour cette rencontre peuvent le percevoir comme Paul en avait fait l'expérience sur le chemin de Damas : le percevoir et le reconnaître.


L'activité de la prière

Tu ne trouveras jamais les limites de l’âme, même en en parcourant tous tes chemins, tellement vaste est l'empire quelle embrasse de ses mystères. Heraclite d'Ephèse

L’état de prière peut survenir comme un état de grâce, un cadeau donné ; nous l’accueillons avec reconnaissance comme un cadeau, sans avoir le sentiment de l’avoir mérité. Et puis il y a les autres états de notre vie intérieure... Pour la très grande majorité des gens, l’activité de la prière n’est pas donnée, « n’est pas évidente », en tout cas pas régulièrement. Prier pour quoi, prier qui, comment ? Est-ce qu'on sait s’il y a quelqu'un pour écouter ? Ce serait quand même trop ridicule de parler dans le vide, de me parler à moi-même en quelque sorte... Est-ce qu’on ne prend pas ses désirs, d’avoir un interlocuteur, pour des réalités ? La plupart des gens pensent même, ou ressentent vaguement, qu’il y a bien quelque chose ou quelqu’un au-dessus de nous, de plus grand que nous, mais de là à s'adresser à « lui » - a-t-« il » vraiment besoin qu’on lui parle, qu’on lui demande... ? — S’il est vraiment « Dieu », il sait de toute façon de quoi nous avons besoin.


Michaël et la prière

Walter Wild  -  Extrait d’un article paru dans Perspectives chrétiennes - Saint-Michel 2000

De l'Évangile d'aujourd'hui nous avons soulevé le motif qui est omniprésent dans notre vie : qu'est-ce que ceci et cela m’apporte ? La manière de prendre nos décisions sous l'aspect de la rentabilité matérielle fait de nous des invités peu dignes du royaume des cieux. Ne pas être digne du ciel veut dire : être banni dans une existence dans les ténèbres, les mains et les pieds liés, où il ne reste qu'à grincer des dents. Le grincement de dents indique toujours que la mort est imminente.


Le signe de la croix

Jean-Charles Chignac - Article paru dans Perspectives chrétiennes - Pâques 1993

Il y a quelques mois, dans un glacier des Alpes a eu lieu la découverte sensationnelle des restes d'un chasseur de l'âge de bronze en très bon état de conservation, des restes d'un authentique Européen de l'âge de bronze, conservés comme par miracle. Entre autres, dans les vêtements on a trouvé des amulettes représentant des croix. On en a donc déduit que ce chasseur avait pu être adepte de quelque religion solaire. Les spécialistes des anciennes religions relient assez généralement les signes en forme de croix à des cultes solaires.


La métamorphose de l'Eucharistie - partie 1 sur 2

Rudolf Frieling - Article paru dans Perspectives chrétiennes - Printemps 2001

À la veille de l’événement du Golgotha, le jeudi saint, le Christ célébra la Cène avec ses disciples. II partagea le pain et le vin, porteurs de son corps et de son sang, exhortant ses disciples d’accomplir cela désormais en mémoire de lui. C’est de cet ultime repas que l’eucharistie, le rituel de la messe, est né. Il est de nos jours célébré par la Communauté des chrétiens sous une forme nouvelle où l’on retrouve les quatre principales parties : l’Évangile, l’Offertoire, la Transsubstantiation et la Communion.


La métamorphose de l'Eucharistie - partie 2 sur 2

Rudolf Frieling - Article paru dans Perspectives chrétiennes - Saint-Michel 2002

L'Acte de consécration de l'homme tel qu'il est célébré à la Communauté des chrétiens est comme une "messe ré-incarnée", née de nouveau à notre époque. Les imaginations et archétypes qui, dans le monde suprasensible, ont accompagné l'évolution de l’eucharistie à travers les siècles se manifestent aujourd'hui avec une évidence nouvelle.

Les quatre parties de l'Acte de consécration de l'homme montrent une articulation clairement visible. Reproduire exactement les rites des débuts du christianisme ne saurait être un idéal en soi. Ce serait une façon de nier le sens de l'évolution du temps. Les tentatives faites pour copier l'âge d'or révolu ont généralement produit des caricatures. Nous avons à être des chrétiens de notre temps. Cela ne veut pas dire pour autant que nous ayons à nous livrer aux erreurs et aux excès de notre époque matérialiste. Celle-ci a d'ailleurs, comme chaque époque, ses ombres spécifiques et son potentiel de forces divines particulier.


Surmonter la peur

Michael Heidenreich  -   Article paru dans Perspectives chrétiennes - Saint-Michel 2000

La peur est un phénomène qui prend aujourd'hui une dimension toujours plus grande. Il y a différentes sortes de peurs, d'ailleurs. Elles sont comme des fantômes qui errent de par le monde, nous guettent, troublent notre sommeil, envahissent notre conscience et obnubilent nos pensées à un degré tel que nous avons du mal à nous en défaire. Quelles sont ces peurs ? Par exemple la peur d'une guerre menée avec des armes terribles dont on peut à peine envisager l'ampleur des conséquences ; la peur de l'insécurité dans sa propre maison, dans les rues d'une ville, la nuit ; la peur des mauvaises notes à l'examen ; la peur de perdre son travail ; la peur de la concurrence ; la peur de sa propre capitulation intérieure ; et enfin tout simplement la peur de la vie, de la mort, et de ce qui nous attend après la mort.


A propos de la vie après la mort

Françoise Bihin - Article paru dans Perspectives chrétiennes - Saint-Michel 2011

 Il  y a quelques décennies, la mort était tabou dans nos sociétés occidentales. On en parlait le moins possible. Dans les années 70, le médecin Raymond Moody a commencé à publier des témoignages de mort clinique (NDE). De même, un large mouvement international est né à propos de l’accompagnement des mourants et des soins palliatifs, inauguré par des personnalités telles qu'Elisabeth Kübler Ross aux USA, et Marie de Hennezel en France. On a recommencé à parler plus de la mort, à la ré-apprivoiser peu à peu.


A l'occasion du décès d'un enfant de 3 ans, mort noyé

Françoise Cuvillier - Article paru dans Perspectives chrétiennes - Saint-Michel 2000

Il y avait un jour un enfant qui s'était endormi, endormi très, très fort. Et, pendant qu'il dormait, il arriva dans un nouveau pays. Devant lui coulait une grande rivière toute calme et, de l'autre côté de la rivière, il vit une prairie où l'herbe n'était pas verte comme ici, mais c'étaient de petits rayons de soleil ; et les fleurs étaient des étoiles de toutes les couleurs qui scintillaient, toutes plus claires les unes que les autres. Au-delà de la prairie s'élevait une colline en haut de laquelle était construite une maison très pilla I Ile n'était pas faite en pain d'épices, mais en pain d'étoiles. Elle avait une petite fenêtre.


La métamorphose du deuil

Wilhelm Kelber - Article paru dans Perspectives chrétiennes - Saint-Michel 2000

Quand vient le temps de la Saint-Michel, la mélancolie de l'automne devient le matériau de base de l'âme et de sa vie religieuse. Nous faisons alors l’expérience de la lourdeur qui envahit notre âme dans cette ambiance où le monde terrestre se manifeste dans sa réalité éphémère. Cette expérience se fait dans une mesure semblable à celle de la joie, au printemps, en regard de la nature bourgeonnante et jaillissante. Et de même qu'au printemps notre vie religieuse est marquée par la gravité du temps de la Passion – qui nous rend conscients d'un aspect particulier de notre être spirituel au-delà de la réalité naturelle – de même, à l'automne, la victoire intérieure – toute michaëlique – remportée sur la mélancolie "naturelle" de ce temps de l’année est là pour nous apprendre à reconnaître la limite entre ce qui en  l’homme relève de la "nature" et ce qui relève de "l'Esprit".


Ni plus ni moins

Marie-Pierrette Robert - Article paru dans Perspectives chrétiennes - Saint-Michel 2000

L'univers entier est ainsi fait que toute chose, tout être est à sa place, a un rôle à tenir, est irremplaçable : les pierres portent les plantes, les plantes portent la vie des animaux et des hommes, les animaux se donnent en sacrifice les uns aux autres, en nourriture, selon la grande loi de la Vie qui est don de soi. Quant à l'homme, il profite à la fois du monde minéral, végétal et animal, jouit de la loi du don de la vie. L'humanité d'aujourd'hui commence à prendre conscience de ce qui se passe lorsque cette dynamique de vie d'un règne à l'autre ne peut plus se dérouler harmonieusement. Lorsque l'un des éléments est touché, ce sont tous les autres qui en subissent le contrecoup.


Que pouvons-nous faire pour la paix ?

Walter Wild - Article paru dans Perspectives chrétiennes

Nous avons été témoins de ce qui se passe quand un pays riche suscite la jalousie et l'agression d'un pays moins riche. Nous avons fait l'expérience de ce qui se passe quand un pays accumule des masses d'armes et provoque ainsi la crainte et l'agression des autres. Chaque concentration crée autre part un vide. Un excédent ici entraîne une pénurie ailleurs, car les substances terrestres ne peuvent pas simplement se multiplier, elles peuvent seulement se transformer ou bien se déplacer d'un endroit à l'autre. Toute accumulation est source de déséquilibre. Et celui-ci, devenant trop grand, peut causer une guerre. De fait, la guerre nous accompagnera encore longtemps sur terre, jusqu'au jour où tout homme aura fait sienne la parabole du Christ que Matthieu nous raconte au chapitre 20 : Un maître de maison louant des ouvriers pour sa vigne convient avec eux d'un denier par jour.


Impulsion du christianisme

Nous sommes non à la fin du Christianisme, mais au début.     Christian Morgenstern

Il y a maintenant plus de deux mille ans que le Christ a marché sur la terre, qu’il a enseigné, est mort et ressuscité. Deux mille ans de développement de courants chrétiens les plus divers. Certains d’entre eux se sont imposés, opposés violemment, y compris par des guerres sanglantes ; non seulement entre eux mais aussi en massacrant les tenants d’autres religions, d’autres courants philosophiques. Cette longue histoire pourrait faire douter de la valeur du message chrétien, pourrait aussi laisser croire que l’impulsion première est appelée à s’éteindre.


Les Évangiles

Tout le nouveau testament, en particulier les quatre évangiles, constitue une source de révélation pour une vie religieuse renouvelée. Toutefois, le lire ou l’écouter requiert un autre état d’esprit que pour tout autre texte.

Une attitude méditative empreinte d’intériorité et de pureté en favorise l’accès, alors qu’une approche scientifique intellectualisée compromet ce passage. Celui qui recherche la réalité essentielle de l’esprit trouvera dans la parole de l’Evangile une source de forces unique.

 

 

 

 

 

 

 

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